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Asperges du vimeu
EARL Delignières Frédéric
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Ils parlent de nous

Article de l'Action Agricole Picarde du 30 avril 2014

 

Les asperges blanches du Vimeu sortent de terre

 

Producteur d’asperges depuis plus de dix ans à Embreville, Frédéric Delignières nous explique cette culture.

 

EARL Delignières à Embreville (80)

 

En matière d’asperges, Fréderic Delignières est un connaisseur. Producteur d’asperges depuis plus de dix ans à Embreville dans l'ouest de la Somme, il a maintenant trois hectares et demi de plants en production et un et demi en pépinière qui produiront dans trois ans. Il cultive par ailleurs des betteraves, du lin et des céréales sur une soixantaine d’hectares.

Pendant la saison qui démarre en avril, Fréderic Delignières se rend chaque semaine sur les marchés de Dury le vendredi matin et d'Abbeville le samedi matin pour y vendre sa production cueillie la veille. Quant à son épouse, Sylvie, elle vend les asperges au magasin de la ferme du mercredi au dimanche. « Chaque année, courant avril nous retrouvons nos clients sur les marchés ou au magasin, et nous en sommes ravis. Depuis 2002, l’année où nous avons ouvert notre magasin, nous avons tissé des liens avec nos clients. Dès qu’un rayon de soleil pointe son nez, ils sont là et nous essayons de répondre à leur demande », témoigne Sylvie Delignières.

L’asperge de la région est blanche. Elle pousse à l’abri de la lumière sous une butte bâchée. Dès qu'elle sort de terre, elle est cueillie. La cueillette stimule la pousse et c’est en moins de vingt quatre heures que l'asperge pointe sort de terre. « La récolte s’étale sur huit semaines jusqu'à la mi-juin. En diversifiant les variétés, je varie la taille et la précocité. Cultiver une asperge blanche est plus compliqué qu’une verte car il faut la cueillir alors qu’elle est encore dans le sol et la préserver de la lumière », explique Frédéric Delignière. En été, la plante se régénère et stocke les nutriments dont elle aura besoin pour la récolte suivante et à l’automne, les feuilles sont broyées.

 

A l'abri de la lumière

 

L’asperge a besoin de froid l’hiver et d'un printemps relativement doux afin de produire davantage et plus longtemps. «C’est un métier qui s’apprend au fil des années : autant pour la technique culturale que pour le conditionnement ou la commercialisation. La filière est moins structurée dans le nord de la France», ajoute-t-il.

Une fois récoltée l’asperge est lavée, triée, conditionnée et présentée sur les étals de Frédéric et Sylvie Delignières. « Il n’y a pas de prix fixe pour la vente, mais nous essayons de garder un prix raisonnable, entre 6 et 7 euros le kilo, malgré la demande qui augmente. Nous en vendons principalement aux habitants des alentours, aux touristes mais aussi aux restaurateurs de la côte. C’est valorisant de faire une culture peu courante dans la région et de vendre nous même ce que nous produisons », s’enthousiasme Fréderic Delignières.

 

Site : http://www.action-agricole-picarde.com/actualites/les-asperges-blanches-du-vimeu-sortent-de-terre:806DZCZD.html

 


 

Article du Courrier Picard du 15 mai 2015

 

Bonne saison pour les asperges dans le Vimeu

 

À mi-saison, la récolte d’asperges est bien meilleure cette année qu’en 2014, dans le Vimeu. Le légume dépend beaucoup des conditions météorologiques pour s’épanouir.

  

Il a commencé à produire des asperges en terre, à Embreville, dans le Vimeu, il y a dix-sept ans. Avec trente ares et l’envie de prouver que l’on peut y arriver. Le temps a fait son œuvre et Frédéric Delignières est désormais à la tête d’une exploitation de sept hectares de terres. Elle vit intensément depuis la mi-avril, heure du lancement de la saison. Un moment à ne pas rater : les asperges ne poussent que pendant deux petits mois.

 

Cette année, la production s’annonce plutôt bonne. « Meilleure que l’année dernière en tout cas », assure Frédéric Delignières, en se rendant dans les champs où les asperges poussent tranquillement sous des bâches en plastique. La récolte dépend essentiellement des conditions climatiques. Et ce légume est exigeant : « il aime la douceur la nuit avec des températures de 10 à 12 degrés et de l’ensoleillement dans la journée. »

 

La culture de l’asperge demande « beaucoup de travail sur une courte période ». Pour avoir une belle couleur blanche, elles sont chouchoutées : la cueillette se fait quotidiennement à la main, dès qu’elles ont pointé « le bout du nez » en dehors de la terre. Une fois passée l’étape d’un premier lavage, elles sont mises dans une machine qui les calibre en fonction de leur taille. Elle est capable de traiter 20 000 endives à l’heure. Mais quelle que soit la taille, le tarif ne varie pas. Chez Frédéric Delignières, qui fait de la vente directe sur son exploitation avec son épouse et installe un stand sur le marché de Dury (dans la périphérie d’Amiens) et d’Abbeville, il est de 6,70 € le kilo.

 

La vente directe appréciée

 

Dès le début de la saison, un ballet quasi ininterrompu de véhicules vient se garer dans la cour de l’exploitation, installée au cœur du Vimeu. Si bien que Frédéric Delignières a du mal à faire face à la demande et à contenter tous les consommateurs. « Je constate que les produits vendus directement à la ferme sont de plus en plus appréciés, observe-t-il. Les gens s’intéressent et posent la question de l’utilisation des produits chimiques. » Un domaine que l’agriculteur surveille de très près : « J’en utilise le moins possible. Même si nous ne sommes pas labellisés en production biologique, nous appliquons des méthodes utilisées par des confrères qui, eux, le sont. » Les producteurs se retrouvent régulièrement pour échanger sur leurs pratiques et pour améliorer la qualité de leur travail.

 

À la fin de la journée, les lots du jour sont écoulés. Parallèlement, Frédéric Delignières a lancé la production d’endive de terre il y a un an. Ce qui ne l’empêche pas de continuer à accroître la surface de culture des asperges.

 

Site : http://www.courrier-picard.fr/archive/recup/region/bonne-saison-pour-les-asperges-dans-le-vimeu-ia174b0n569112

 

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